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BUCAREST

 

Ville de plaine, étendue sur 228 km2, comptant une population de plus de deux millions d’habitants, la grande métropole de Bucarest doit son nom au légendaire berger Bucur, considéré comme le fondateur de la cité et le bâtisseur de sa première église. Mentionnée depuis 1459 dans les documents écrits du voïvode Vlad l’Empaleur, Bucarest a conservé des vestiges archéologiques datant du Néolithique. L’église la plus ancienne de la cité date de 1558 et fut bâtie près de la cour voïvodale, connue sous le nom de «Vieille Cour» (Curtea Veche).

En 1659, Bucarest devint la capitale de la Valachie. Le 24 janvier 1859, la cité devint la capitale des principautés unies de Moldavie et de Valachie, et le 1er décembre 1918, la capitale de la Grande Roumanie. La ville connut une expansion régulière qui culmina dans l’entre-deux-guerres lorsqu’elle devint un véritable «petit Paris» (1938).



Le récent réaménagement urbain tend à réhabiliter les constructions anciennes afin de les intégrer dans le paysage architectural divers de la métropole, à côté d’édifices modernes. Au nord de la capitale, dans les quartiers verdoyants situés aux environs du lac et du parc Herastrau, on peut visiter le Musée du Village. C’est un musée ethnographique très original, fondé par le sociologue et philosophe Dimitrie Gusti en 1936 à partir de 300 constructions en bois (habitations, moulins à vent et à eau, églises, bâtiments annexes de ferme, etc.), d’époques différentes, provenant de plusieurs régions du pays et réinstallées en plein air comme dans un immense et unique village. A proximité, le Musée du Paysan Roumain est le fruit d’une conception artistique originale de l’artiste peintre et photographe Horia Bernea qui en fut le premier directeur en 1990. Comprenant une suite d’immenses salles qui recréent l’univers quotidien du paysan roumain, le musée présente une collection unique d’icônes peintes sur verre. Le Musée s’est vu accorder en 1996 le prix du meilleur musée européen de l'année (European Museum of the Year Award – EMYA).



A ses côtés, place de la Victoire, en face du palais du gouvernement, le Musée d’Histoire Naturelle “Grigore Antipa” compte parmi les premiers musées au monde dans ce domaine, réunissant environ 30 000 pièces du plus haut intérêt scientifique.

Si l’on poursuit l’itinéraire par l’avenue «Calea Victoriei», on découvre, sur la droite, le palais Cantacuzino, aménagé en musée dédié à la mémoire du grand compositeur roumain classique Georges Enesco. Ce palais, construit par le riche boyard Grigore Cantacuzino, surnommé «Le Nabab», est un modèle d’architecture néo-classique française.

Il a une entrée imposante: derrière une somptueuse grille en fer forgé. Le perron de l’escalier d'honneur en marbre est gardé par deux lions en pierre, assis, et est abrité par une très belle marquise. Dans ce musée sont exposés de nombreux documents qui illustrent la vie et l’œuvre de Georges Enesco, académicien roumain et membre de l’Académie Française. Tous les deux ans, au mois de septembre, Bucarest connaît une effervescence musicale exceptionnelle à l’occasion du Festival «George Enescu» qui réunit les meilleurs concertistes du monde.

Calea Victoriei est la véritable colonne vertébrale de la capitale, l’artère la plus ancienne et l’une des plus élégantes. Elle débouche sur la place de la Révolution où l’on peut découvrir quelques-uns des édifices les plus représentatifs de Bucarest, notamment l’Athénée Roumain, le plus bel espace de concert de musique classique de la ville, devenu un emblème, la Bibliothèque Universitaire, l’ancien Palais royal aménagé en Musée National d’Art avec des collections allant du Moyen Age à nos jours et de nombreux chefs d’œuvre roumains et étrangers.

Au bout de l’avenue de la Victoire, en direction du cours de la Dâmboviţa, se trouve le Musée National d’Histoire de Roumanie. Situés sur les rives des lacs et à la lisière des forêts des environs de Bucarest, plusieurs palais s’intègrent parfaitement dans des paysages restés intacts. Le plus bel exemple est celui du palais voïvodal de Mogosoaia, bâti au XVIIIème siècle par Constantin Brâncoveanu à une douzaine de kilomètres au nord-ouest de la ville. Classé monument historique, le palais a conservé une partie de ses fresques intérieures ainsi que la totalité des décorations de pierre à motifs floraux et zoomorphes des balustrades et chapiteaux des balcons.

 

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